Le Festival

Présidence d’honneur

Mot du président d’honneur

Kwei! Bonjour!

Je suis honoré d’avoir été choisi par l’équipe du Festival de la paix de Victoriaville en tant que président d’honneur de la 10e édition. Victoriaville, c’est comme le cœur du Québec et aujourd’hui, la paix est une valeur importante à promouvoir plus que jamais.

Notre cœur bat au rythme de la vie et diffuse dans tout notre corps les éléments qui le nourrissent, mais aussi nos états d’âme. Le tambour est un symbole de ce cœur humain qui marque le tempo de nos vies quotidiennes. Avant, le tambour était beaucoup utilisé pour la guerre, la chasse et pour les cérémonies aussi. Mais maintenant, c’est l’heure de l’unité, l’heure de la réconciliation. C’est l’heure de choisir, comme citoyennes et citoyens du monde, ce que nous voulons pour notre Terre-Mère. C’est le temps de faire retentir le tambour de toutes les nations dans un but commun, pour que la vie reprenne sa juste place.

Je suis de la Nation Atikamekw et pour moi, cet événement est porteur de grandes guérisons pour notre société et pour les générations futures; il apporte des lumières sur plusieurs réalités dont nous avons besoin pour voir plus clair. Les jeunes doivent être touchés dans leur sensibilité et c’est à nous de les guider vers elle, pour qu’ils puissent la transmettre à leur tour, le temps venu.

Je vous invite à vous joindre à nous pour vivre ensemble des moments de partage réjouissants.

Kecko minowatc! À bientôt!

Mikowetc!

Bio de Jacques Newashish

Membre de la Nation Atikamekw de Wemotaci, au Québec, Jacques Newashish est un artiste autochtone reconnu pour ses multiples talents créatifs, son engagement social et sa grande sensibilité humaine envers tous les êtres. Ses expressions artistiques sont empreintes de sa culture, de son lien de cœur avec la Terre-Mère et de son profond respect envers la Nature. Né à La Tuque en 1958, Jacques passe une partie de son enfance dans la forêt, sur le territoire de ses ancêtres, le Nitaskinan. Ses parents lui transmettent la langue, les valeurs traditionnelles et le mode de vie ancestral de son peuple.

Par ses nombreuses œuvres d’art visuel, présences publiques et prestations artistiques depuis plus de 40 ans, il communique son message axé sur le rapprochement à l’autre et l’ouverture du cœur. Comme une invitation à se laisser porter allègrement dans son canot glissant le long de la rivière Maurice (Tapiskwan Sibi) au cœur de la terre ancestrale, Jacques nous emmène à la découverte de son paysage culturel. Il commence à étudier le dessin, puis il explore d’autres médiums dont la peinture, la sculpture et la gravure. Tour à tour conteur, artiste, comédien, réalisateur, militant écologiste et porteur de sa culture autochtone, il intègre différents éléments de la Nature à son geste créatif, dans un esprit d’échange culturel et amical. Parmi ses réalisations contemporaines qui transcendent l’imaginaire autochtone, on compte des installations-performances comme Cercle de vie, une création collective où la forêt territoriale de la Nation Atikamekw a pu prendre racine dans le paysage urbain, au Jardin des Premières Nations de Montréal, en 2002.

Jacques Newashish se produit également sur différentes scènes à l’écran comme au théâtre, dont un premier rôle désarmant dans la pièce Vol au-dessus d’un nid de coucou et sa présence remarquée dans la télésérie Les Pays d’en-haut. Il s’est notamment mérité une nomination en 2017 aux 5e Prix Écrans Canadiens comme meilleur acteur de soutien dans le long-métrage Avant les rues. En outre, l’artiste voyage partout sur l’île de la Tortue et à l’étranger, partageant les traditions des Premières Nations nord-américaines avec ses tambours, ses chants et ses contes.

Récipiendaire de la médaille de l’Université du Québec à Chicoutimi en novembre 2016 et du prix Hommage COGECO de Culture Mauricie en 2020, Jacques Newashish se démarque au sein de sa communauté par son engagement dans de nombreux projets visant à encourager la création chez les jeunes autochtones. Soucieux de préserver la langue et la culture de son peuple en dépit de son douloureux passage au pensionnat autochtone, il leur transmet son expérience de vie et ses savoirs à travers son art et des enseignements qu’il fait vibrer au rythme du tambour vivant, afin de les imprégner d’un sentiment de fierté et d’appartenance envers leur culture, leur identité, leur langue et leurs traditions spirituelles.